FOI, ESPÉRANCE, CHARITÉ

Vivre ta vie, sans crainte,

et dans la dignité.

C’est ton droit !

Bienvenue Léon XIV !

Merci François !

“La foi et la charité sont le principe et la fin de la vie:

la foi est le principe, la charité, la perfection… ;

toutes les autres vertus leur font cortège pour conduire l’homme à la perfection.”

Saint Ignace d’Antioche, Épître 14.1

Statue de Notre-Dame de Fátima, vénérée par la Communauté catholique de langue portugaise.

Relief de Sainte-Clotilde.

Saint J.B. Scalabrini (1839–1905), Père des migrants.

Les vertus théologales fondent, animent et caractérisent l’agir moral du chrétien.

Elles informent et vivifient toutes les vertus morales.

Elles sont infusées par Dieu dans l’âme des fidèles

pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle.

Elles sont le gage de la présence et de l’action du Saint-Esprit

dans les facultés de l’être humain.

C’est pourquoi, telle est la devise de la Paroisse Sainte-Clotilde:

Foi, Espérance, Charité.

Père Miguel dalla Vecchia, de la Congrégation des Missionnaires de Saint Charles, Scalabriniens, curé modérateur de Sainte-Clotilde et de la Communauté catholique de langue portugaise sise à Sainte-Clotilde.

Message de Madame Sandra Golay, présidente du conseil de la paroisse de Sainte-Clotilde

En ces temps troublés – mais quels temps de l’Histoire universelle ne le furent pas ? – je voudrais évoquer l’une des trois vertus théologales qui constituent la devise de notre paroisse : celle de l’espérance.

Pour l’auteur du Génie du Christianisme, François-René de Chateaubriand (1768–1848), « l’espérance a presque la même force que la foi… Mais l’espérance offre en elle-même un caractère particulier : c’est celui qui la met en rapport avec nos misères… Mais si les anciens attribuaient quelque chose de merveilleux à l’homme que l’espoir n’abandonne jamais, qu’auraient-ils pensé du chrétien, qui, dans son étonnant langage, ne dit plus entretenir, mais pratiquer l’espérance ? »

Ces temps troublés – également pour notre Eglise - que nous vivons et que non sans mal nous devons surmonter, nous pouvons y faire face grâce au recours à l’espérance.

Je voudrais en particulier appliquer et voir appliquée cette vertu théologale en un domaine qui m’est cher et qui suscite nombre de prises de position tranchées dans nos sociétés, celui de la famille.

La famille, reine de la société

Dieu a dit : “Il n’est pas bon que l’homme soit seul” et comme l’a souligné le pape François, “lorsque Dieu est venu dans le monde, il n’est pas venu comme un prince, non, il est venu comme un bébé dans une famille.”

La famille, sa définition est donc très simple, il s’agit d’un ensemble constitué par un couple de parents et leurs enfants. Mais aujourd’hui, les familles ne sont plus aussi simplement composées et les réalités sociales qu’elles vivent sont souvent fort complexes.

Familles recomposées et couples homosexuels

Divorcés-remariés ayant chacun eu des enfants « de leur côté », couples homosexuels ayant adopté des enfants ou ayant des enfants issus de la procréation médicalement assistée, légalement dans certains pays, ou non, ces nouvelles familles sont de plus en plus nombreuses. Elles ont toutes leur place dans notre Eglise où la pastorale doit les accueillir au sein de la communauté sans les étiqueter, sans créer de castes. Nos églises ne sont pas équipées d’entrée spéciales pour petits ou grands, pour maigres ou obèses, comme elles ne doivent pas l’être de voies spéciales pour les divorcés-remariés ou les couples homosexuels. Tous, nous connaissons les difficultés de la vie et tous avons le même désir propre à l’espérance qui implique « un mouvement ou une tendance de l’appétit vers un bien difficile » (ST II 17.3).

Dans ce contexte, la pastorale devrait être un vecteur d’espérance car l’espérance nous incite à désirer notre propre salut. « Quand donc nous espérons une réalité comme possible pour nous grâce au secours divin, notre espérance atteint Dieu lui-même, sur le secours de qui elle s’appuie » (ST II – II 17.1). N’oublions pas que le siège de la vertu de l’espérance est la volonté.

Nouveaux genres

Je voudrais enfin m’exprimer brièvement sur cette tendance actuelle à inventer de nouveaux genres. L’individualisme forcené que nous pousse la société productiviste à développer est peut-être bien la rançon qu’il nous faut payer pour le confort matériel dans lequel nous vivons. Il convient toutefois de veiller à ce que cet individualisme qui a aussi ses bons côtés en termes de créativité et d’épanouissement se dévoie par un rejet exacerbé d’un « uniformisme » jugé insupportable et s’applique dans des domaines comme celui du genre. Genèse 5 : « Dieu créa l'homme et la femme, il les bénit, et il les appela du nom d'homme, lorsqu'ils furent créés. »

Le doux devoir de charité

C’est par une évocation de la deuxième vertu théologale, l’espérance, que j’ai débuté ce message. Et c’est par un appel à la troisième que je le conclus, la charité, toujours en m’appuyant sur les belles paroles de Chateaubriand : « Le christianisme, toujours d’accord avec les cœurs, ne commande point des vertus abstraites et solitaires, mais des vertus tirées de nos besoins et utiles à tous. Il a placé la charité comme un puits d’abondance dans les déserts de la vie. »

Sandra Golay