Merci François ! Photo Vatican News

Léon XIV. Photo Vatican News

Saint Thomas d’Aquin. Oeuvre de Carlo Crivelli (1435-1495).

Saint Thomas d’Aquin et “la guerre juste”:

Thomas d'Aquin exige trois conditions :

  1. auctoritas principis : la guerre ne peut relever que de la puissance publique, sinon elle est un crime. L'auctoritas principis s'oppose à la décision individuelle appelée persona privata ;

  2. causa justa : la cause juste ; c'est cette notion qui donne le plus lieu à interprétation ;

  3. intentio recta : l'intention ne doit pas être entachée de causes cachées mais uniquement dans le but de faire triompher le bien commun.

Photo National Gallery, Londres (GB), Wikimedia Commons

Guerre en Iran et au Liban

Pour le cardinal McElroy, la guerre en Iran est «moralement illégitime»

Lors de la messe de la veillée pour la paix qu’il a organisée samedi soir, le cardinal Robert McElroy, archevêque de Washington, a déclaré que, selon les principes catholiques de la guerre juste, le déclenchement de la guerre en Iran et sa poursuite sont «moralement illégitimes». Il a appelé les fidèles à «prier pour le maintien du cessez-le-feu et pour qu'il permette d'instaurer une paix durable au Moyen-Orient».

«Nous prions instamment Dieu, Prince de la Paix, d'ouvrir l'esprit et le cœur de tous ceux qui détiennent le pouvoir, afin qu'ils dépassent leurs propres intérêts et qu'ils considèrent pleinement le bien-être de tous ceux qui sont pris au piège de ce conflit amer et inutile.» Le cardinal Robert McElroy, archevêque de Washington, a lancé cet appel lors de la messe de la veillée pour la paix qu'il a célébrée samedi soir à la cathédrale Saint-Matthieu-l'Apôtre, dans la capitale américaine. Quelques heures plus tôt à Rome, Léon XIV avait présidé dans la basilique Saint-Pierre une veillée de prière pour la paix dans le monde.

Dans sa méditation, le Pape a exhorté les dirigeants des nations à s'arrêter et à s'asseoir à la table du dialogue et de la médiation, «et non à celle où l’on planifie le réarmement et où l’on délibère des actes de mort!» Il a également insisté sur le fait que l'Église s'engagera toujours en faveur de la paix, «même lorsque le rejet de la logique de la guerre peut lui valoir incompréhension et mépris», et qu'elle prônera toujours l'obéissance à Dieu plutôt qu'à toute autorité humaine.

Accueillant favorablement l'invitation du Pape, le cardinal a célébré une messe pour la paix et a commencé son homélie en méditant sur la paix que le Seigneur nous apporte par sa Résurrection, qui nous offre «le seul guide essentiel dont nous ayons besoin pour notre vie sur cette terre», ainsi que sur la responsabilité, en tant que disciples du Seigneur, «d'être des artisans de paix dans le monde où nous vivons». Nous sommes appelés, avant tout, à être des bâtisseurs de paix dans nos cœurs et nos âmes, dans nos familles et entre les nations, a-t-il déclaré.

Il a précisé que cette dernière responsabilité, celle d'être bâtisseurs de paix entre les nations, «rejetant la voie de la guerre qui nous entraîne vers la fin des civilisations et la poursuite de la domination plutôt que vers une paix véritable», est ce qui pèse le plus lourd sur nous aujourd'hui.

Au cœur d'une guerre immorale

«Car nous sommes au cœur d'une guerre immorale. Nous sommes entrés dans cette guerre non par nécessité, mais par choix. Nous avons manqué à notre devoir de poursuivre avec ardeur la voie de la négociation jusqu'à son terme avant de recourir à la guerre,» a-t-il dénoncé avant d’estimer que nous n'avions aucune intention claire, mais que nous passions plutôt de la capitulation sans condition au changement de régime, puis à la dégradation des armes conventionnelles et au démantèlement des armes nucléaires.

«Nous nous sommes aveuglés face à la cascade de destructions mondiales qui découlerait probablement de nos attaques: l’extension de la guerre bien au-delà de l’Iran, la désorganisation de l’économie mondiale et les pertes humaines.»

«Chacun de ces échecs politiques», a déclaré le cardinal, «est également un échec moral qui, selon les principes de la guerre juste selon l’Église catholique, rend moralement illégitimes tant le déclenchement de cette guerre que sa poursuite.»

Il a rappelé l’insistance de Léon XIV sur le fait que la seule voie permise par l’enseignement catholique à l’heure actuelle est la cessation définitive des hostilités et des mesures énergiques pour instaurer les conditions d’une paix durable.

Comme le souligne le Saint-Père, a poursuivi le cardinal McElroy, la conversion des cœurs et des âmes est le seul véritable chemin vers une paix juste et durable, une conversion qui dépose les armes et commence par la réconciliation. L’archevêque de Washington a donc insisté sur l’importance de leur rassemblement dans la prière.

Il faut plaider pour la paix

«Nous prions pour que le cessez-le-feu tienne et qu’il permette de jeter les bases d’une paix durable au Moyen-Orient. Nous sommes conscients de la barbarie du régime iranien et des destructions considérables infligées à l'Iran par les bombardements américains et israéliens.»

Le cardinal McElroy a donc déclaré que nous devions prier avec encore plus d'ardeur. «Nous supplions Dieu, le Prince de la Paix, d'ouvrir l'esprit et le cœur de tous ceux qui détiennent le pouvoir, afin qu'ils dépassent leurs propres intérêts et considèrent pleinement le bien-être de toutes les personnes prises au piège de ce conflit amer et inutile.»

Il a dit aux personnes présentes qu'en quittant l'église ce soir-là, elles devaient passer à l'action. «En tant que citoyens et croyants de cette démocratie qui nous est si chère, nous devons plaider pour la paix auprès de nos représentants et de nos dirigeants. Il ne suffit pas de dire que nous avons prié. Nous devons aussi agir. Car il est fort possible que les négociations échouent en raison de l'obstination de l'un ou des deux camps, et que notre président décide de replonger dans cette guerre immorale.»

«À ce moment critique, en tant que disciples de Jésus-Christ appelés à être des artisans de paix dans le monde», a conclu le cardinal McElroy, «nous devons répondre haut et fort et à l’unisson: Non. Pas en notre nom. Pas en ce moment. Pas avec notre pays.»

Source: Deborah Castellano Lubov, Vatican news

“La foi et la charité sont le principe et la fin de la vie:

la foi est le principe, la charité, la perfection… ;

toutes les autres vertus leur font cortège pour conduire l’homme à la perfection.”

Saint Ignace d’Antioche, Épître 14.1

Statue de Notre-Dame de Fátima, vénérée par la Communauté catholique de langue portugaise.

Relief de sainte Clotilde.

Saint J.B. Scalabrini (1839–1905), Père des migrants. Photo Wikimedia Commons

Les vertus théologales fondent, animent et caractérisent l’agir moral du chrétien.

Elles informent et vivifient toutes les vertus morales.

Elles sont infusées par Dieu dans l’âme des fidèles

pour les rendre capables d’agir comme ses enfants et de mériter la vie éternelle.

Elles sont le gage de la présence et de l’action du Saint-Esprit

dans les facultés de l’être humain.

C’est pourquoi, telle est la devise de la Paroisse Sainte-Clotilde:

Foi, Espérance, Charité.

Vivre ta vie sans crainte, et avec dignité.

C’est ton droit !

Père Miguel dalla Vecchia, de la Congrégation des Missionnaires de Saint Charles, Scalabriniens, curé modérateur de Sainte-Clotilde et de la Communauté catholique de langue portugaise sise à Sainte-Clotilde.